Ce qui est curieux, c’est que ceux qui disent qu’augmenter le smic ce n’est pas possible, sont ceux qui gagnent 10 fois plus.
Ce qui est curieux, c’est que ceux qui disent qu’on ne peut plus payer les retraites, sont ceux qui en cumulent trois ou quatre.
Ce qui est curieux, c’est que ceux qui disent que les cheminots nous prennent en otage voyagent en avion privé, en hélicoptère ou en limousine avec chauffeur.
Ce qui est curieux, c’est que ceux qui disent qu’il faut diminuer les remboursements de la sécurité sociale, réduire les déficits de l’hôpital public, se font soigner dans des cliniques privées.
Ce qui est curieux, c’est que ceux qui disent que untel est un populiste, ou que mes propos sont démagogiques, sont ceux qui trahissent sans cesse le peuple.
Ce qui est curieux, c’est que ceux qui disent qu’il faut expulser les migrants ont des grands parents que la France a accueillis.
Ce qui est curieux, c’est que ceux qui contestent la pénibilité du travail des éboueurs sont ceux qui ne descendent pas eux mêmes leurs poubelles.
Etc.. etc…
Bravo pour ce premier article, et aussi pour le nom du blog fort bien trouvé ! Il me rappelle mes années nantaises. 🙂
Je reconnais que c’est un peu « private joke » comme nom de blog, mais ça m’est venu naturellement.Tu es une des rares à avoir saisi l’allusion ! Mon père connaissait quelqu’un qui travaillait chez LU et nous rapportait régulièrement des beurrés nantais. Malheureusement remplacés aujourd’hui par des beurrés nantis ! Bise
Y a du nouveau sur La fièvre Utile !
Pas mal sur la forme.
Sur le fond : cette analyse de la société par la distribution instantanée des richesses existe de longue date. Malheureusement elle n’a jamais produit de résultat constructif, à ma connaissance.
Je te dis à mon avis pourquoi : elle part de la prémisse que la richesse (souvent réprésentée par l’argent, un peu moins souvent les biens) est comme un gâteau.
Oh la la c’est pas normal, certain ont des parts plus grandes que les autres, donc ce n’est pas juste, il faut partager le gâteau autrement !
Bien entendu, dans le cas du gâteau, je suis d’accord, parce que tout ce qui est mangé par les autres ne reviendra pas dans mon assiette.
Est-ce vrai aussi pour la richesse ou bien est-ce que ta prémisse est fausse ?
La métaphore du gâteau est parfaitement valide pour tout ce qui relève de l’alimentaire, du vestimentaire, de l’énergie et des transports, du logement et de l’espace en général (accaparement des espaces de centre-ville par les classes aisées et bannissement des pauvres dans les bien nommées ban-lieues). Ça fait donc déjà pas mal de choses en plus du partage du petit LU. L’essentiel de nos vies en fait.
Reste les biens dits « non rivaux ». Mais là encore on voit que ceux qui ont déjà mangé plus, ceux qui occupent le plus d’espace et se déplacent en limousine, ceux qui polluent le plus sont les plus acharnés à les sortir de la sphère publique (privatisation des plages, des forêts, lutte acharnée contre le « piratage » musical ou informatique…) et à privatiser ce qui est collectif (de la ZAD à la Sécu).
Du coup, oui : c’est curieux.