Brassens avait raison !

Dès qu’il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie !

Mais pourquoi donc les Français (mais pas que !) ont la réputation de détester la police, ce depuis qu’elle existe ? Pourquoi cette noble corporation, affectée aux tâches courageuses de protection de la nation et des individus s’est trouvée vilipendée par une majorité de la population, qualifiée de moult sobriquets peu flatteurs : flics, poulets, bourres, condés, keufs, schmitts… Qui emploie le nom officiel sensé résumer la grandeur de la fonction, gardiens de la paix ?

Tout bonnement parce que la police, et toutes ses déclinaisons administratives et techniques (CRS, gardes mobiles, BAC, gendarmes…) ont concentré leur action sur la protection des biens, de l’appareil d’état et de ses dirigeants. Cela au prétexte affiché de préserver le pays du chaos, de l’anarchie et de maintenir les « grands équilibres ».

Protéger les biens soit. Saccager un monument n’a rien de glorieux en soi. Mais il s’agit surtout de faire valoir le droit de propriété, privée de préférence (bientôt le problème ne se posera plus, le patrimoine public servant d’argent de poche au pouvoir politique). Il est primordial de protéger la villa de Monsieur tout le monde des agressions extérieures, alors qu’il est beaucoup plus compliqué de protéger sa femme ou ses enfants qui auraient à subir des violences à l’intérieur de cette villa.

C’est grâce à un mot magique, Liberté, qu’on serait censés accepter l’action répressive des Forces de l’ordre (joli mot soit dit en passant…). Liberté de posséder, de consommer, de produire, de circuler. On sécurise alors les usines, les moyens de transport, les centres commerciaux. On fustige les grévistes « preneurs d’otages », les militants, les manifestants, les lanceurs d’alertes, ces empêcheurs de tourner en rond qui ne font que gâcher la fête et nous priver du peu de liberté qui nous reste !

Heureusement la police est là pour rétablir l’ordre, celui que nous souhaitons tous, car nous avons voté pour, à l’occasion d’une sempiternelle mascarade : dans une main un monsieur tout propre et souriant, le gendre idéal, et dans l’autre une méchante sorcière cachée sous une perruque blonde. Vive Guignol !

1 Comment

  1. Pas forcément, car ce qui l’a tué (je crois), c’est la pipe, pas la « police ». Brassens est mort à 50 ans. Quand on étudie la civilisation egyptienne par exemple, on prend involontairement du recul. On ne se demande pas si le pharaon était juste, sympa ou si sa police était tendre avec le « paysan » ou encore si celui-ci possédait son outil de travail…Personnellement je pense qu’on devrait prendre le même recul avec notre propre époque. Se focaliser sur la Police c’est la première réaction de l’idiot qui ne s’aperçoit pas, justement, qu’il est assis dans un théatre de Guignol. La vie est très courte et on perd beaucoup de temps à se tromper d’ennemi. Encore plus à le provoquer inutilement.En fait je passais par là parce que tu ne réponds jamais aux emails, alors tu le lis mon article (que j’ai mis dans la case ad hoc) ?

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